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AKAPULKO
Répertoire. Création 2005-80’

Akapulko est un night-club de Bosnie où furent organisées des ventes aux enchères de femmes…
Le corps malmené, qui devient flou.
Le destin d’une jeune roumaine de 20 ans, aujourd’hui.
Un parcours forcé, à travers l’enfer des réseaux de la traite des blanches.
AKAPULKO interroge notre capacité, au-delà de la libéralisation, à créer un Etat de droit dans l’Europe de demain.

Représentations
7 et 8 mars 2005 : Confluences, Maison des Arts Urbains - Paris
4 et 5 février 2005 : Centre culturel Robert Desnos - Ris-Orangis
29 janvier 2005 : Espace Kiron (Festival Premiers Gestes) - Paris

Equipe
Conception, mise en scène et chorégraphie :
Adrien de Blanzy

Assistante mise en scène :
Karène Bellanger

Dansé par :
Arianna Véronesi

Joué par :
Sébastien Bourlard et Elsa Imbert

Scénographie :
Emérantine Vignon et Adrien de Blanzy

Costumes :
Mathilde Augereau

Musique originale :
Damien Lehman

Lumières :
Eric Heinrich

Vidéos :
Iris Galarotti et Emmanuelle Mason

Administration/Diffusion :
Julie Miguirditchian

 

 

AKAPULKO Création 2005
En octobre 2003, je fus saisi par un article dans un quotidien français.
On y apprenait qu’à l’Ile-Saint-Denis, sur un terrain vague en bord de Seine, un camp de seize caravanes disposées en arc de cercle, venait d’être démantelé par une descente de police.
A dix kilomètres au nord de Paris, vivait entassée dans des tentes posées au pied des caravanes de leurs souteneurs, une centaine de prostituées et d’enfants issus des pays de l’Est, exploitée dans des conditions sanitaires déplorables.
Pendant des mois, cette cité de l’horreur, ce réseau de la traite des blanches, avait pu prospérer tranquillement en contrebas d’une bretelle d’autoroute.

J’eus envie de comprendre comment fonctionne cette monumentale économie parallèle, dont les profits se situent entre la vente d’armes et le trafic de drogue.
De nombreuses recherches sur le sujet m’amenèrent en Roumanie, en Serbie et en Bosnie, sur les traces de ces organisations.
Je suis revenu avec AKAPULKO, et le sentiment que la danse pourrait, peut-être, retranscrire le parcours intérieur de ces jeunes femmes.

Adrien de Blanzy

 

Notes d’intentions

Un spectacle sur le thème de l’identité
AKAPULKO porte un regard sur l’affligeante réalité du fonctionnement des réseaux de la traite des blanches en Europe. Mais c’est aussi un spectacle sur le thème de l’identité, de la perte de soi. Etre, n’être plus et chercher à redevenir pour survivre. Le spectacle interroge notre capacité à retrouver une identité arrachée. Elle est une femme décapitée, un corps qui se cherche des yeux.

Deux langages scéniques qui se répondent
Dès l’écriture, et jusqu’à la mise en scène, la rencontre du théâtre et de la danse trouve son sens. Le spectacle est un plan serré sur le destin de cette jeune roumaine. AKAPULKO confronte deux langages sur scène. Ce corps qui ne dit pas un mot, ce corps emporté, façonné, ce corps en souffrance, Elle, jouée par une danseuse. Et celui qui entre dans ce plan serré avec elle, l’Homme sous tous ses aspect : le traître, le père, le passeur, l’acheteur, le sauveur… joués par le même acteur.

Danser le déséquilibre et créer le dialogue
Elle ne prononce pas un mot, mais sa gestuelle est un langage qui fait avancer l’action, qui crée le dialogue de son protagoniste. En ce sens, la danse parle, comme l’expression d’un ressentit profond venu du ventre : les scènes deviennent un dialogue. AKAPULKO regarde l’évolution du déséquilibre, la réaction du corps face à l’apparition de l’horreur. Le corps, dans une ultime résistance, déplace son centre de gravité, comme pour ralentir la chute ; le corps meurtri, qui cherche la zone inaccessible à l’horreur.

Entrevoir une réalité cachée
La scénographie du spectacle est essentiellement composée d’une installation vidéo : trois panneaux verticaux de tissus translucides sur lesquels sont projetées trois images. Le plateau est découpé en lamelles verticales (espaces vidéo et espaces de jeu), qui permettent au spectateur de découvrir AKAPULKO comme à travers les brèches d’un mur.

La mue d’un personnage
Elle s’enfonce dans le drame un peu plus au fil des scènes. Sa robe immaculée se tache au passage de la frontière, puis se colle à elle, transformée par le flot des larmes, et disparaît enfin, lorsque le corps est « dressé », que l’identité est partie : le costume colle à son état.

Une nuit interminable
La lumière suit ce processus de déshumanisation, et éclaire chaque scène comme l’instant d’une nuit interminable ; une aube claire, un coucher de soleil d’un rouge uniforme, un entre chien et loup…Une couleur dominante, forte, tombée dans un encrier, qui lutte contre l’obscurité.

Sur scène, une musique du corps
La double racine de la musique originale de Damien Lehman, entre pensée rythmique extra-européenne et force expressive de la tradition occidentale, suit sur scène ce parcours intérieur de perte d’identité. Dans une alternance de la musique du monde extérieure et du corps, le piano et la percussion se suivent, se chevauchent, entrent parfois en lutte.

 

Agenda des representations de la compagnie d'apres